Notre histoire

Une « folie » montpelliéraine
Les premières folies montpelliéraines apparaissent à la fin du XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV. Ces maisons de plaisance, construites par la noblesse de robe et la riche bourgeoisie, se distinguent par leur architecture raffinée et leur organisation particulière.
Au XVIIIe siècle, elles connaissent un véritable âge d’or grâce à des architectes locaux, notamment la dynastie des Giral.
Pourquoi « Château de la Piscine » ?
Le nom du Château fait référence à l’omniprésence de l’eau sur le domaine depuis des siècles. Autrefois, un ingénieux système hydraulique alimentait les jardins, les bassins et les cultures grâce à une noria et à un vaste réseau de canalisations. Le mot « Piscine » ne désigne donc pas une piscine moderne, mais évoque ce patrimoine hydraulique unique qui a profondément marqué l’histoire du lieu.
De l’ancien rendez-vous de chasse au château actuel
À l’emplacement du château se trouvait autrefois le mas de la Peyssine, qui a donné son nom au domaine actuel. Cette propriété, alors bien plus vaste, était à l’origine un rendez-vous de chasse.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, Joseph Philibert de Belleval, président de la Cour des comptes, Aides et Finances de Montpellier, confie à Jean-Antoine Giral la construction du château actuel. L’édifice est achevé en 1771.
Un domaine marqué par de grandes familles
Par alliances et transmissions, le domaine passe entre les mains de plusieurs familles importantes, notamment les Belleval, puis Marthe de Barchy du Cayla, la Princesse de Craon et la famille Saporta.
En 1894, le château est acquis par Alfred Henry Chaber, collectionneur d’art. Depuis cette date, le domaine est resté dans la famille.
Des figures illustres au Château de la Piscine
Au fil du temps, le château a accueilli ou vu passer plusieurs grandes figures, parmi lesquelles la Comtesse Zoé du Cayla, dernière favorite de Louis XVIII, la Princesse de Craon, Elisa Bonaparte, ainsi que Sa Majesté la Reine mère lors d’un voyage privé en France.
Ces présences ont contribué à faire du Château de la Piscine un lieu de séjour, de mémoire et de sociabilité.

Princesse de Craon

Elisa Bonaparte

La Reine mère

La Reine mère
Un domaine familial depuis plus de 130 ans
Depuis 1894, le château appartient aux descendants de la famille Chaber. Dans la première moitié du XXe siècle, André Chaber, fils d’Alfred Henry Chaber, entreprend de restituer les jardins à la française, avec l’appui du paysagiste Henri Martinet.
Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 8 hectares au cœur de Montpellier et appartient toujours aux descendants de la famille Chaber, Raimond de Falguerolles et ses filles.

Et aujourd’hui, comment faire vivre cet héritage ?
Un monument historique restauré et ouvert aux projets d’aujourd’hui
Classé monument historique en 1942, le Château de la Piscine poursuit aujourd’hui une nouvelle étape de son histoire.
Après 12 années de travaux menés avec des artisans et restaurateurs d’art, le domaine s’ouvre progressivement au public et accueille des événements, des séjours, des visites et des projets culturels.
Cette restauration permet de préserver un patrimoine rare tout en lui donnant de nouveaux usages.
Des savoir-faire à mettre en valeur
Les gestes de la restauration…

Travail du tailleur de pierres

Travail du tailleur de pierre

Restauration des bâtiments

Restauration des bâtiments

Restauration des bâtiments

Restauration des bâtiments

Restauration des statues

Restauration des statues

Restauration des statues

Restauration des statues

Restaurateurs d’art

Restaurateurs d’art
Une démarche engagée
Préserver le Château de la Piscine, c’est aussi préserver son environnement. Situé au cœur de Montpellier, le domaine encourage les mobilités douces et les transports éco-responsables : tramway, vélo, accès piéton.
Le Château privilégie également les partenaires locaux et les circuits courts, afin de contribuer à la valorisation du patrimoine culturel, historique et naturel du territoire.
Un lieu de culture et de transmission
Aujourd’hui, le Château de la Piscine souhaite retrouver une forme d’effervescence culturelle, proche de celle que le domaine a connue dans les années 1920.
Concerts, visites, événements, rencontres et projets privés permettent de faire vivre ce lieu autrement : non seulement comme un patrimoine à préserver, mais comme un domaine vivant, ouvert à la création, à la rencontre et au partage.

